En visite de travail à Bukavu, accompagnée par la conseillère spéciale de la jeunesse et lutte contre les violences faites à la femme à la Présidence de la République, Madame la Représentante spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies sur les questions des violences sexuelles dans les conflits armés couvrant 9 pays au monde a, ce samedi 30/11/2019, rencontré les chefs traditionnels et les leaders religieux dans les bureaux de la MONUSCO. (Voir les photos où l’on peut identifier l’archevêque Maroyi, le Mwami Ndatabaye, le Mwami Kalenga, la Mwamikazi de Lwindja). Après avoir fait un aperçu sur la question de violences sexuelles en RDCongo mettant l’accent à l’Est du pays, Madame la Représentante a relevé que quand bien même il y a un progrès sur la gestion de la problématique des violences sexuelles, le nombre de cas documentés de celles-ci ne cesse curieusement de prendre de l’envol.
En effet, les cas documentés sont passés de 764 en 2017 à 1449 en 2018. Face à cette triste réalité, la Représente spéciale du Secrétaire Général des Nations Unies a fait savoir aux invités que le but de la rencontre était d’exhorter les chefs traditionnels et leaders religieux à collaborer avec les Nations Unies au travers la Monusco pour protéger la dignité des victimes de violences sexuelles. Les violences sexuelles a-t- elle affirmé, sont criminelles mais évitables. Ceci nécessite l’implication de tous car elles sont une menace à la paix internationale. C’est pourquoi, elle a exhorté aux chefs traditionnels et aux leaders religieux à travailler sur la prévention, éducation, plaidoyer et sensibilisation sur les espaces d’influence morale et spirituelle auxquels ils ont une ascendance sur les communautés.
« Dire Non à l’impunité, Non à la violence faite à la femme », devrait être le leitmotiv de tout un chacun parce que la femme est le symbole de la vie. Elle mérite d’être protégée. Après un échange fructueux, les chefs traditionnels et leaders religieux, abordant la thématique du jour sur tous ses aspects holistiques ont, en chutant, émis certaines recommandations pour que les violences sexuelles puissent être combattues avec détermination, plus qu’aujourd’hui en RDCongo et plus particulièrement à l’Est où les tribulations des groupes armés sont encore d’actualité.

Catégories : Activités

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